Analyse spatiale en archéologie
On peut considérer que l’information archéologique est spatiale par nature et que la production de documentation cartographique est inhérente à la pratique archéologique, quelle que soit la démarche utilisée, de la prospection à la fouille.
L’archéologie spatiale est fille de l’archéologie processuelle, courant de pensée qui s’est développé dans les années 1960. Elle ambitionne de placer les objets archéologiques analysés dans leur dimension spatiotemporelle au sein de leur environnement et de leur contexte social et culturel, et à les insérer dans les multiples réseaux qui structurent l’habitat, l’approvisionnement ainsi que les échanges de biens matériels et d’idées.
L’application des méthodes de l’analyse spatiale empruntées à la géographie est intervenue en archéologie dès les années 1970 et est aujourd’hui indissociable des Systèmes d’Information Géographique (SIG) dont les premières utilisations en archéologie ont vu le jour dans les années 1990.

Rodier, Xavier, Olivier Barge, Laure Saligny, Laure Nuninger, et Frédérique Bertoncello. Information spatiale et archéologie. Archéologiques. Errance, 2011.
Favory, François, et Sander Van der Leeuw, éditeurs. Voyage dans l’archéologie spatiale anglo-saxonne. Traduit par Jacqueline Gaudey, Presses universitaires de Franche-Comté, 2016, https://doi.org/10.4000/14oqy.
Costa, Laurent, et Bruno Desachy. « L’approche de l’espace par les archéologues : des pratiques en évolution. » Histoire de la recherche contemporaine. La revue du Comité pour l’histoire du CNRS, no Tome IX-n°2 (décembre 2020): Tome IX-n°2. https://doi.org/10.4000/hrc.4843.
