L’archéologie agraire


Dès le Néolithique, agriculture et élevage sont les activités économiques fondamentales de toutes les sociétés. Les paysans exploitent la terre, modèlent les paysages, aménagent les territoires. Ils labourent, ils plantent, ils creusent fosses et fossés, ils élèvent talus et digues, ils drainent ou irriguent, ils défrichent… Durant des millénaires, les hommes déplacent une quantité extraordinaire de matériaux, érodant le sol par ici, accumulant les sédiments par là, contribuant à façonner les paysage, à l’image des crêtes de labour encore visibles aujourd’hui.

Archéologie agraire, archéologie du paysage ou archéogéographie sont des disciplines proches permettant de détecter et interpréter les vestiges de ces activités agraires, en combinant si possible les données de fouille, les photographies aériennes, les images satellitaires, les données LIDAR et les sources planimétriques.

Ces approches permettent de comprendre le fonctionnement de ces sociétés de laboureurs et d’éleveurs, la dynamique des réseaux viaires, le fonctionnement des champs, l’économie forestière, les paysages viticoles et les organisations pastorales du passé.
LETURCQ S. – La viticulture médiévale et moderne, in E. Zadora-Rio (dir.) – Atlas Archéologique de Touraine, Supplément à la Revue Archéologique du Centre de la France, 53, FERACF, Tours, 2014.URL : http://a2t.univ-tours.fr/notice.php?id=100, 2012 (consulté le 29 janvier 2026).
POIRIER N. – Les plans seigneuriaux, in E. Zadora-Rio (dir.) – Atlas Archéologique de Touraine, Supplément à la Revue Archéologique du Centre de la France, 53, FERACF, Tours, 2014.URL : http://a2t.univ-tours.fr/notice.php?id=30, 2009 (consulté le 29 janvier 2026).
Samuel Leturcq et Nicolas Poirier
